L’ASSOCIATION

Le PIR – Programme Indépendant de Recherche – est une association genevoise fondée en avril 2018 par des chercheur.se.s en situation de précarité, spécialisé.e.s dans la communication scientifique, l’éducation et la recherche.

L’association a été créée dans le but de rendre la recherche de haut niveau plus accessible au grand public, plus vivante et démocratique. Le PIR met en dialogue les pratiques scientifiques, artistiques et sociales, et soutient la recherche scientifique libre et indépendante. Notre motivation profonde est de faire éclater les barrières entre les mondes de la recherche, l’espace public et la vie citoyenne. À une époque où l’opinion publique est guidée par une prolifération d’informations difficilement vérifiables, il nous apparaît urgent de remettre le savoir scientifique au cœur du débat public.

À travers des projets collectifs et transdisciplinaires, dans lesquels se rencontrent et se mêlent différentes disciplines scientifiques, culturelles et artistiques, le PIR ambitionne de faire émerger de nouvelles formes originales de médiation scientifique accessibles au plus grand nombre. 

Statuts de l’association

L’équipe

Julie BILLAUD – Présidente de l’association
Professeure en anthropologie à l’Institut des Hautes Études Internationales (IHEID), Genève

Chercheuse en anthropologie, elle est co-fondatrice et éditrice du blog allegralaboratory.net, un collectif international d’universitaires (issus des sciences sociales) fondé en 2013. Ses travaux de recherche portent sur le genre, l’Afghanistan, les cultures bureaucratiques et la gouvernance internationale. Convaincue que le PIR est avenir, elle est déterminée à faire de ce collectif un espace de liberté et de solidarité pour les chercheurs précaires.


Françoise BRIEGEL – Vice-présidente de l’association
Professeure en histoire moderne au Global Studies Institute, Université de Genève

Spécialiste d’histoire de la justice, ses travaux de chercheuse ont porté sur l’histoire de la justice criminelle et des institutions, de la récidive, sur la prison domestique ou encore sur la justice en Savoie. Françoise Briegel a, en outre, travaillé sur la responsabilité pénale, les pratiques de réparations, la culture matérielle et l’histoire des pièces à conviction durant l’époque moderne. Françoise Briegel contribue activement à la Maison de l’histoire de l’Université de Genève. Dans ce cadre, elle a créé, en 2015, le Festival Histoire et Cité qui organise des dizaines de tables rondes, des débats, des conférences, ainsi qu’un festival de films, un salon du livre historique, des expositions et des performances artistiques.


Alessandro CHIDICHIMO
Journaliste et chercheur en sciences du langage

Journaliste puis chercheur en sciences du langage, il reçoit le Prix Bally en 2012 après avoir écrit une thèse sur les manuscrits de Ferdinand de Saussure. Il passe ensuite une dizaine d’années à faire des recherches en accumulant des contrats multiples. En 2015, il est un des premiers chercheurs au monde à s’auto-financer grâce à une campagne de crowdfunding et à faire le buzz dans la presse, poursuivant ainsi son travail sans devoir braquer une banque. Allessandro pense que l’existence est trop courte pour ne pas être libre et que la vie des chercheurs non-institutionnalisés est beaucoup plus intéressante que celle des autres, même si elle s’accompagne de moins de voyages gratuits.


Lydie BILLAUD – Responsable de projet, chargée de communication culturelle et scientifique
Directrice artistique, productrice audiovisuelle et graphic designer à leidyi.com

Lydie Billaud est co-fondatrice du studio de création graphique micheletmichel.com, qui travaille principalement pour des organismes culturels, des laboratoires de recherches scientifiques et des ONGs. Aujourd’hui en freelance, elle expérimente les transversalités entre la photographie, la vidéo, le graphisme et les beaux-arts. Passionnée par le vivant et préoccupée par son extinction, elle réalise entre 2016 et 2018 une licence de biologie et d’écologie aux université de Poitiers, Brest et Pau, dans le but de faire de la médiation scientifique accessible au grand public, en créant des passerelles entre les Arts et les Sciences.